Dans chaque logement cohabite une faune microscopique dont nous ignorons la plupart du temps l’existence. Parmi ces habitants discrets, les acariens de poussière occupent une place de choix. Contrairement aux punaises de lit ou aux moustiques, ils ne piquent pas et ne se nourrissent pas de sang. Pourtant, leur présence en nombre peut perturber le confort intérieur, notamment pour les personnes sensibles aux allergies respiratoires.
Qui sont réellement les acariens domestiques ?
Appartenant à la famille des arachnides, les acariens mesurent généralement entre 0,2 et 0,5 millimètre, ce qui les rend totalement invisibles à l’œil nu. Ce sont des organismes saprophytes : ils se nourrissent principalement de matière organique morte, en particulier des microscopiques squames de peau que les humains et leurs animaux perdent continuellement au cours de la journée.
Leur environnement de prédilection réunit trois critères majeurs : de la nourriture en abondance, une obscurité relative, une température comprise entre 20 et 25 °C ainsi qu’un taux d’humidité relative supérieur à 50 %. C’est la raison pour laquelle les literies, les oreillers, les moquettes, les canapés en tissu et les rideaux constituent leurs habitats favoris.
Pourquoi leur présence pose-t-elle problème ?
En soi, l’acarien ne transmet pas de maladie et ne mord pas l’humain. Le désagrément provient de ses déjections et de ses débris corporels microscopiques. Lorsqu’ils se mélangent à la poussière domestique, ces éléments volatils sont inhalés et peuvent déclencher des réactions allergiques : rhinites, éternuements matinaux, démangeaisons oculaires ou épisodes d’asthme. En présence de toux récurrente ou de difficultés respiratoires, il est indispensable de consulter un médecin ou un allergologue pour obtenir un diagnostic précis.
Gestes simples et naturels pour assainir son intérieur
Il est illusoire d’espérer éradiquer complètement les acariens d’une maison, mais il est tout à fait possible de réguler leur population grâce à de bonnes habitudes quotidiennes, sans multiplier les pulvérisations de pesticides d’intérieur :
- Aérer chaque jour : ouvrez les fenêtres en grand au moins 10 à 15 minutes chaque matin, y compris en hiver. L’apport d’air frais diminue l’humidité ambiante et rafraîchit la pièce, ce qui freine leur reproduction.
- Laver la literie à haute température : les draps, housses et taies d’oreiller doivent idéalement être nettoyés en machine à 60 °C toutes les semaines ou toutes les deux semaines, température minimale requise pour détruire ces micro-organismes.
- Surveiller l’hygiène des animaux : si vous choisissez d’adopter un animal de compagnie, sachez que ses poils et peaux mortes participent également à nourrir la poussière. Nettoyez régulièrement son panier et vérifiez le matériel à prévoir pour un chat afin d’opter pour des coussins entièrement déhoussables et lavables.
- Contrôler l’humidité relative : maintenez si possible l’hygrométrie de la chambre sous la barre des 50 % à l’aide d’un déshumidificateur ou d’un chauffage maîtrisé.
- Privilégier un aspirateur équipé d’un filtre HEPA : ce type de filtration retient les microparticules au lieu de les rejeter dans l’air ambiant lors de l’aspiration des tapis et des sols.
